Skip to content

Quelques vidéos sur la gestion émotionnelle

Pour illustrer les différentes thématiques que j’aborde lors de mes formations, je propose souvent des extraits vidéos qui présentent l’avantage de résumer en quelques images des concepts qui peuvent sembler complexes de prime abord.

Les émotions Vice-versa

Les émotions influencent notre vie bien plus que notre raison. Il n’y a d’individu rationnel qu’en condition de sécurité, quand l’individu est dans ses habitudes, mais en cas d’imprévu, de stress, la raison disparaît et les émotions prennent le dessus. Aujourd’hui plus que jamais, nos émotions sont utilisées par autrui pour agir sur nos pensées, nos actes, nos décisions, par des images (publicité, cinéma), des sons et des musiques (films, génériques). Notre ignorance en matière d’émotions explique beaucoup de problèmes psychologiques et somatiques (corps). Nous devons réapprendre le langage de nos émotions afin de les reconnaître, de les accepter et de les comprendre. La joie, la peur, la colère, la tristesse renvoient à un besoin fondamental  qui doit être satisfait, un besoin spécifique de l’émotion, sans cela, l’émotion, formidable énergie, deviendra source de problèmes, comportementaux, ou de maladies. Vous trouverez dans ce petit film de Pixar, Vice-versa (Inside Out en anglais), sorti en 2015, une bonne approche visuelle de ce que sont nos émotions, à quoi elles servent et pourquoi il est si important de s’y intéresser !

Oui, mais…

Ce film est une manière romancée de présenter la psychothérapie au travers de plusieurs de ses visages les plus modernes. La scène proposée montre que la mise en état d’hypnose peut être rapide, sans passer nécessairement par toutes les étapes généralement utilisées (installation, explications, induction, mise en place de fusibles de confort et sécurité, approfondissement…). Dans cet exercice admirablement joué par Emilie Dequenne, il lui est juste suggéré de fermer les yeux et d’imaginer la scène proche dans laquelle elle doit s’affirmer vis-à-vis de sa mère alcoolique et tyrannique, culpabilisante et possessive. L’actrice montre que la visualisation en état d’hypnose s’accompagne d’émotions et de sensations intenses dans tout le corps, de mouvements saccadés des yeux, ce qui contribue fortement aux effets bénéfiques présents bien après la séance elle-même. Visualiser, imaginer en état d’hypnose n’est pas seulement imaginer, se souvenir ou penser, c’est vivre la scène visualisée comme si on y était réellement.  Les sportifs de haut niveau utilisent cette capacité du cerveau pour se préparer à des compétitions dans lesquelles le stress est très présent. Le cerveau détestant l’inconnu et la nouveauté, lui faire croire qu’il a déjà vécu la situation permet de réduire le stress d’anticipation. Finalement, comme le cerveau croit sincèrement qu’il a déjà fait, déjà vécu ce qu’il n’a fait qu’anticiper, il gère la situation nouvelle comme du déjà connu. C’est ce que permet l’état d’hypnose. Cet extrait révèle en outre que la mise dans cet état ne demande que la bonne volonté du sujet et la confiance entre le thérapeute et lui. Cela montre aussi que cette capacité existe en chacun de nous. Il reste à retrouver le moyen de l’activer et de l’employer autant de fois que nous en avons besoin.

Le livre de la jungle : première apparition de Kaa

La scène que je vous propose concerne la première apparition de Kaa, le serpent du film. 

On le voit séduire le jeune Mowgli en le fixant du regard. C’est bien l’un des premiers mythes à propos de l’hypnose. Il est vrai qu’il existe des regards « magnétiques », mais il est également évident que l’hypnose n’a rien à voir avec cela. L’état d’hypnose est toujours une autohypnose, une capacité présente en soi, et son activation ne passe aucunement par une fixation du regard qui, le plus souvent, gênera même le processus de mise en hypnose. Comme avec d’autres films dans lesquels ces clichés sur l’hypnose sont largement répandus, cette scène ferait croire que Kaa a un pouvoir sur la volonté de l’enfant. Il s’agit d’un mythe supplémentaire, qui a la dent dure et contribue à donner à l’hypnose, encore aujourd’hui, une aura négative alors que, dans la réalité, c’est tout le contraire. La pratique de l’hypnose, et surtout de l’autohypnose, nous rend notre pouvoir sur nous-même, nous rend maître de notre maison intérieure.

La Légende de Bagger Vance

En plus de 2 heures d’images exceptionnelles, d’un jeu d’acteurs émouvant et d’une intrigue très bien ficelée, vous trouverez dans ce film une scène reproduisant parfaitement ce qu’est une séance d’hypnose : une expérience d’hypnose permettant au héros, Rannulph Junuh, joué par Matt Damon, au beau milieu d’une compétition acharnée, de donner le meilleur de lui-même lors d’un point décisif. Cette scène commence au repère 1h10’40’’ et se termine au repère 1h15’40’’. Le caddy de Junuh, Bagger Vance, joué par Will Smith, est cette petite voix qui symbolise le thérapeute dans une séance d’hypnose, le guide, et notre propre voix quand nous pratiquons l’autohypnose. Dans ce dernier cas, une partie de nous, la partie sage, joue ce rôle de guide. Dans cette scène de quelques minutes, dont la beauté repose aussi bien sur l’image, le paysage, la musique que sur les expressions sur le visage de Junuh, nous réalisons ce que c’est d’être en hypnose : l’environnement, les bruits, l’inquiétude, les pensées parasites disparaissent ; ne compte plus que le geste à faire. Le geste parfait. Le chemin vers sa meilleure version.